Pourquoi manger végétarien ou végétalien ?

La plupart des recettes que vous trouverez sur ce blog sont des recettes végétariennes, voire végétaliennes. Au quotidien, il m’arrive encore de manger de la viande ou des produits issus des animaux, mais je n’en cuisine quasiment plus.

Je ne suis donc ni végétarienne, ni végétalienne, ni vegan. Certaines personnes le sont à « temps plein » et il y a beaucoup de bonnes raisons de le devenir .

Mais au final, ce ne sont que des étiquettes ! Rien ne nous empêche d’aller piocher dans les recettes végétariennes et végétaliennes de temps en temps. Que ce soit pour amorcer une transition vers le végétarisme et/ou le végétalisme, que ce soit seulement dans l’optique de réduire un peu votre consommation de protéines animales, ou même simplement par curiosité.

Voici selon moi 5 excellentes raisons de cuisiner végétarien ou végétalien.

5 bonnes raisons de manger végétarien

1. Ce n’est pas plus compliqué

Je trouve que c’est sans doute la raison la plus évidente mais elle n’est pas souvent mise en avant. Cuisiner végétarien ou végétalien n’est pas plus compliqué que cuisiner traditionnellement.

Il est évident que certaines recettes nécessitent un vrai tour de main, mais ni plus ni moins que la cuisine classique. Il est possible de faire des choses très bonnes et très simples en cuisinant végétarien ou végétalien. C’est particulièrement vrai pour la pâtisserie, où il est possible de faire des pancakes, pains au lait, gâteaux, etc. sans aucun produit issu des animaux. Et pour lesquels il vous serait bien difficile de faire la différence avec un homologue plein de beurre ou de lait !

Cuisiner salé n’est pas plus compliqué, mais la différence se voit plus puisque, et bien forcément, il n’y a ni viande ni poisson. Mais on peut faire de très bons plats qui raviront les papilles de tout le monde.

2. Ca amène de la variété et ça force à sortir de sa zone de confort

Quand j’ai commencé à me renseigner sur la cuisine végétarienne, je me suis rendue compte que je délaissais une catégorie entière d’aliments dans ma cuisine : les légumineuses. Elles n’ont souvent pas bonne réputation alors qu’elles peuvent être délicieuses et apporter une vraie variété à son alimentation.

Je composais tous mes repas autour du même trio : viande/poisson, légumes, féculents. Maintenant, je varie beaucoup plus ! Il est vrai que c’est aussi en lien avec mes réflexions autour des écrits du docteur Zermati (voir mes articles ici ou ici). Mais clairement, la découverte d’une nouvelle manière de cuisiner n’y est pas pour rien.

3. Pour la cause animale

On rentre ici dans le coeur du sujet, du moins en ce qui me concerne puisque c’est vraiment ma principale motivation.

J’ai longtemps pensé que les vaches vivaient heureuses dans les prêts, gambadant gentiment avec leurs petits veaux, jusqu’à ce qu’un gentil berger vienne les traire, ce dont elles avaient besoin puisque sinon leurs pis leur faisaient mal, à cause de leur lait en trop. On leur rendait service, en fin de compte.

Et puis à un moment, au bout de quelques années de cette belle vie, les vaches finissaient en steak dans mon assiette sans que je sois trop capable de dire comment – et surtout je préférais ne pas me poser la question. J’avais bien conscience que la vache ne vivait pas aussi longtemps qu’elle aurait pu, mais bon, elle avait eu une belle vie dans sa prairie avec son gentil berger et ses petits veaux.

Une image renforcée par les randonnées dans les Pyrénées lors desquelles et bien oui, on voit des vaches et des petits veaux, et ils ont l’air biens. Mais cette image n’est hélas pas représentative de la réalité de la plupart des élevages.

L’élevage intensif tel qu’il est pratiqué maintenant n’est que souffrance et cruauté, cautionné par notre sacro-saint besoin en protéines animales et tout ça pour nourrir une population qui consomme déjà trop de protéines.

Je vais pas ici vous détailler en quoi l’élevage n’est que cruauté. D’autres l’ont fait bien mieux que moi. Et puis cet article n’a pas pour but de heurter la sensibilité. Une des raisons pour lesquelles je ne franchis pas le pas vers le végétarisme à temps complet, c’est que je ne souhaite pas avoir à m’expliquer constamment sur mes choix et avoir constamment ce genre de conversation :

« – Tu prendras bien un peu de veau !

– Non merci, je ne mange pas de viande.

– … ah, mais pourquoi ?

– Parce que notre viande, c’est des animaux qui n’ont rien demandé à personne, qui sont élevés dans des conditions abominables, dont la courte vie n’est que souffrance, douleur et terreur, et tout ça juste pour notre satisfaction. Et je ne cautionne pas.

– … »

Ok, vive le malaise !

Bien sûr, c’est vrai et bien sûr, je ne critique absolument pas ceux qui ont pris le parti de le faire. Mais personnellement, ça ne me convient pas. Parce que j’ai fait parti, par le passé, des gens heurtés par ce genre de réponse et alors même que je suis par ailleurs très sensible à la cause animale, rien de ce qu’on n’a pu me dire n’a fait autre chose que me braquer.

La cuisine végétarienne, j’y suis venue à mon rythme, pour mes propres raisons, et même si ce que j’ai appris depuis ne fait que renforcer mes convictions, je reste persuadée qu’on ne convainc pas les gens en les bousculant. La plupart du temps, ça fait même tout l’inverse : ça les fait camper sur leurs positions.

Je ne dirai donc qu’une seule chose : si chacun d’entre nous ne mangeait ne serait-ce que moitié moins de protéines animales, le monde s’en porterait bien mieux.

Et si vous voulez approfondir la question, voici quelques liens très intéressants :

4. Pour la cause environnementale

Quelques faits :

  • L’élevage est responsable de 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre
  • L’élevage est responsable de 80 % de la déforestation en Amazonie
  • En France, il faut environ 8 250L d’eau pour produire la nourriture quotidienne d’un omnivore, 3 600L pour produire celle d’un végétalien
  • 1 ferme industrielle produit 1,6 million de tonnes de lisiers par an ce qui est davantage de pollution que la ville de Houston au Texas qui est la 4ème plus grande ville aux Etats-Unis.

Il est évident que nous ne pourrons pas tenir ce rythme éternellement.

Face à ce constat et aux perspectives démographiques (nous serons 9 milliards en 2050), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO) travaille depuis 2003 sur le potentiel des insectes pour l’alimentation humaine et animale. Mais ne vous inquiétez pas, pas de jaloux ! La FAO examine aussi le potentiel des arachnides, entre autres les araignées et les scorpions. Bon appétit !

Si vous n’appréciez pas la perspective d’un repas fait de fourmis grillées, de grillons farcis et de sauterelles séchées, vous savez quoi faire 😉

5. Pour les autres êtres humains (ceux qui meurent de faim de l’autre côté de la planète)

Il faut savoir qu’environ 805 millions d’humains sont sous-alimentés et que la malnutrition affecte un enfant sur trois dans les pays en développement.

En parallèle, 2/3 des terres agricoles dans le monde sont consacrées à l’élevage ou à la production d’aliments pour le bétail.

Chaque année, 760 millions de tonnes de céréales sont données au bétail, une quantité qui pourrait résoudre le manque de nourriture dans le monde 14 fois.

Un boeuf fournit 1 500 repas alors que les céréales qu’il a consommé sa vie durant pourraient fournir 18 000 repas.

Que de bonnes raisons de réduire sa consommation de viande !

Sources :

http://www.vegplanete.com/

http://www.fao.org/forestry/edibleinsects/fr/

http://www.viande.info/

http://www.l214.com/

 

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